Les choses ne semblent pas bouger assez vite dans la reprise de la concession minière de Guinea Alumina Corporation, la filiale de Emirat Global Alumina (EGA), opérant dans le secteur bauxitique guinéen depuis une décennie.
Après avoir été sommée de suspendre l’ensemble de ses activités d’exploitation et d’exportation de bauxite, GAC s’est vue rappeler ses engagements relatifs à la construction d’une raffinerie pour la transformation locale du minerai. Depuis, les tractations en cours n’ont toujours pas débouché sur de bonnes perspectives.
Des sources proches du dossier ont en effet confirmé à Jeune Afrique que les autorités guinéennes s’apprêtent à retirer au groupe, sa concession minière de 690 kilomètres carrés située dans la région de Boké. Cette décision intervient alors que la mise en demeure de quarante cinq jours adressée à GAC par l’État est arrivée à son terme.
GAC avaient en effet bénéficié d’exonérations à cause de l’engagement pris dans la convention signée avec l’État de construire une raffinerie en Guinée pour transformer la bauxite localement. « L’État va reprendre le permis de GAC et va s’entourer d’autres partenaires pour gérer la mine », confie à Jeune Afrique une source proche du dossier.
Le magazine rappelle aussi qu’un accord de principe avait été conclu en juin 2024 entre GAC, le gouvernement guinéen et le groupe minier Chinalco pour construire une raffinerie d’alumine d’une capacité de 2 millions de tonnes par an, un projet chiffré à 4 milliards de dollars et devant être opérationnel en septembre 2026. Depuis, les deux camps ont multiplié les passes d’armes, s’accusant mutuellement de bloquer le dossier.














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