La troisième édition du Wo’Mines Guinée s’est déroulée ce samedi 21 juin, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Placée cette année sous le thème « voix d’impact en Afrique, amplifier et renforcer le leadership féminin par la sous-traitance minière », cette édition a connu la participation de grandes figures féminines guinéennes et africaines.
Parmi elles, l’ex-vice-première dame du Ghana, Mme Samira Bawumia, ainsi que des participantes venues du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, entre autres, pour célébrer l’impact et le rôle des femmes dans l’essor de l’afrique en général et de la Guinée en particulier.
Des femmes, techniciennes, entrepreneures, cheffes de projets, porteuses de solutions dans la sous-traitance minière comme dans les fonctions de cadre dans le secteur minier, hauts responsables dans l’administration… ont échangé sur plusieurs thématiques, dans des panels de haut niveau, animées par des femmes issues du secteur minier.
L’idée de ces échanges est de démontrer que « l’avenir du secteur minier se construit avec les femmes ». Pour Djami Diallo, ministre de l’environnement et du développement durable, la conduite d’importants projets miniers par des femmes démontrent à suffisance que « la Guinée s’engage vers un secteur minier plus inclusif et respectueux de l’environnement« , ajoutant que « les femmes peuvent y jouer des rôles clés, directement ou indirectement, dans les entreprises, à travers des ONG ou par la prise d’initiatives écologiques. Mais les défis restent importants et les efforts doivent se poursuivre, notamment dans l’accès au financement d’actions durables pilotées par les femmes et pour les femmes ».
Samira Bawumia a pour sa part souligné que cette rencontre « représente un appel à l’action, un appel à re-imaginer le secteur de la mine comme un secteur inclusif, équitable, transformateur et environnementalement responsable. A travers l’Afrique, en effet, à travers la Guinée, les femmes contribuent à chaque étape de la chaîne de valeur de la mine, de la mine artisanale et du processus, à la gestion environnementale, à la logistique, à l’avocature et même dans les secteurs majeurs. Les femmes dans les mines de la Guinée ont un engagement pour appuyer les communautés de la mine, pour améliorer les opportunités professionnelles et pour soutenir la participation des femmes dans la décision. Cela m’étonne profondément. Car lorsque les femmes sont soutenues, les familles s’améliorent, l’économie prospère et les secteurs deviennent plus soutenables, résilients et justes », a-t-elle déclaré.
Au delà des débats et appels lancés à travers le Wo’Mines Guinée, la ministre de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables, Charlotte Daffé, a fait savoir qu’il « ne s’agit pas seulement de parler des femmes dans l’industrie minière, mais de faire entendre leur voix, de reconnaître leur combat, et de construire avec elles, un avenir où elles ne seront plus des victimes, mais des actrices majeures du changement ».














Leave a Reply