Enlèvement et torture de Me Mohamed Traoré : la réaction du premier ministre Bah Oury

Le Premier ministre Amadou Oury Bah a fermement condamné l’enlèvement et la séquestration de l’ancien bâtonnier, Maître Mohamed Traoré, rejoignant ainsi la position du parquet général. S’exprimant ce jeudi sur la télévision nationale, il a souligné que les souffrances infligées à l’avocat ont gravement terni l’image de la Guinée sur la scène internationale.

« Je dois dire qu’au-delà de la violence physique et psychologique de Me Traoré, c’est la République qui a été dans une large mesure poignardée. Parce que des actes de ce genre ont pour objet de ternir l’image de la République, l’image des autorités et celle du Président de la République sur la scène internationale. Donc, de ce point de vue, il faut que les choses soient très claires, nous sommes affectés aussi bien que Me Traoré par rapport aux épreuves qu’il a dû subir », a déclaré le Premier ministre.

Quelques jours après cet enlèvement, les barreau a pris un ensemble de mesures allant jusqu’au retrait de ses membres au sein des institutions de la transition et le boycott, pour deux semaines, des cours et tribunaux.

Amadou Oury dit avoir signifié aux hommes en robe noire que leurs décisions étaient extrêmes.. « Je les ai rencontrés avec d’autres responsables de notre pays, et la première des choses que je leur ai dite, c’est qu’avant d’engager des attitudes ou de prendre des résolutions, j’allais dire extrêmes, il faut user de tous les recours possibles. Ils n’ont pas usé de tous ces recours, et je pense que parfois, mus par la colère, par la frustration, on peut être amené à adopter des attitudes qui, par la suite, avec le retour de la raison, apparaissent comme étant, j’allais dire, extrêmes…Le respect des règles démocratiques, le respect des règles, disons de convivialité, pourra nous permettre d’aller dans le sens de l’apaisement, et de répondre à la nécessité absolue pour tous les acteurs de faire en sorte que la Guinée sorte définitivement de cette culture de violence. Je dois dire que, certainement, certains sont nostalgiques de ce qui s’est passé auparavant. », a-t-déclaré ce jeudi 26 juin.