#Guinée | Le projet de nouvelle Constitution a été officiellement remis ce jeudi 26 juin 2025 au président de la Transition, le général Mamadi Doumbouya. Bien avant cette cérémonie solennelle, le texte avait été adopté à huis clos et par acclamation par la quasi-totalité des membres du Conseil national de la Transition (CNT). Selon nos informations, plusieurs retouches ont été apportées par rapport à l’avant-projet présenté en juillet 2024, ainsi qu’au document adopté le 30 mai dernier.

 

Parmi les changements majeurs, la limitation du mandat présidentiel est désormais consacrée. Toutefois, le passage du quinquennat au septennat, renouvelable une seule fois, constitue une rupture significative dans l’architecture institutionnelle.

 

Autre modification notable : l’âge minimum requis pour se porter candidat à l’élection présidentielle passe de 35 à 40 ans. L’âge plafond reste quant à lui fixé à 80 ans. Si le texte est adopté dans sa version actuelle lors du référendum prévu le 21 septembre 2025, plusieurs figures politiques de premier plan se verront automatiquement exclues de la course. C’est notamment le cas de l’ancien président Alpha Condé (87 ans) et de Sidya Touré (80 ans), président de l’Union des forces républicaines (UFR).

 

D’autres leaders comme Cellou Dalein Diallo (73 ans) de l’UFDG et Lansana Kouyaté (75 ans) du PEDN pourraient encore prétendre à une dernière candidature — à condition de réussir à se faire enrôler pour le premier. Mais même en cas de victoire, leur marge de manœuvre serait limitée à un seul mandat, en raison de la limite d’âge. Et si le général Mamadi Doumbouya se présente et l’emporte, ces candidats seraient de facto hors-jeu à la fin de son premier septennat.

 

Par ailleurs, le texte introduit une nouveauté : la reconnaissance de la candidature indépendante à toutes les élections, sous réserve d’un système de parrainage, dont les modalités seront fixées dans le Code électoral.