CRIEF : le procès de Oyé Guilavogui et plusieurs autres dossiers renvoyés au 28 juillet à cause du boycott des avocats

Le boycott des audiences par les avocats de Guinée est en train d’avoir raison du bon fonctionnement des activités de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Cette semaine, plusieurs affaires étaient inscrites au rôle d’audience de la chambre de jugement devant cette juridiction.

Toutefois, pour les raisons de grève à l’initiative des avocats constitués pour défendre les intérêts de la défense et des parties civiles, aucune d’entre elles n’a pu être jugée.

Yagouba Conté, le président de la chambre de jugement s’est vu obligé d’afficher un avis pour renvoyer tous ces dossiers au 28 juillet 2025 pour le respect des droits de la défense.

Parmi les nombreuses affaires renvoyées, il y a le ministère public et l’État guinéen contre Lamine Sangaré, Yamoussa Keita et l’Agence Internationale de Promotion des Produits Pharmaceutiques.

Ces personnes de nationalité malienne et cette société de droit malien sont poursuivies pour des faits d’atteinte à la santé publique, détention illégale, transfert importation et vente des produits pharmaceutiques et complicité.

Il y a aussi l’affaire ministère public et l’État guinéen contre Oyé Guilavogui. Cet ancien ministre de l’environnement qui est toujours hors du pays est poursuivi à la CRIEF pour détournement de deniers, blanchiment de capitaux et enrichissement illicite.

L’affaire ministère public et l’État guinéen contre Bel Air Mining est aussi renvoyée au 28 juillet. La prévenue est poursuivie pour corruption.

Quant à l’affaire ministère public et l’Etat guinéen contre Alpha Mohamed Kallo, Ibrahima Tounkara, Maurice Eugène Alecaut et les sociétés Djoliba pêche, Afriland First Bank et Ejico, elle est renvoyée au 30 juillet 2025, pour respect des droits de la défense.