Une ex ambassadrice guinéenne à Bruxelles arrêtée : Conakry exige des explications

L’ancienne ambassadrice Aïssatou Doukouré a été interpellée le 25 juin dernier à Bruxelles, par les autorités belges, à son domicile bruxellois. De quoi susciter l’ire de Conakry, d’autant plus que les autorités guinéennes n’étaient pas prévenues de cette arrestation.

Le Ministère guinéen des Affaires Étrangères a exprimé son « profond regret » et son « étonnement » face à cette situation. Dans un communiqué officiel, Conakry a déploré l’absence totale d’information préalable ou post-arrestation, considérant ce manque de communication comme une violation des usages diplomatiques établis.

La Guinée insiste sur le fait que Mme Doukouré, bien qu’ayant terminé ses fonctions d’ambassadrice, jouit toujours de l’immunité diplomatique. Cette position est étayée par les Conventions de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires, qui stipulent des protections spécifiques pour les diplomates, même après la fin de leur mission, pendant une période raisonnable pour leur départ.

Conakry a rappelé ses « liens d’amitié historiques et privilégiés » avec la Belgique, soulignant l’importance de ces relations bilatérales qui s’étendent sur plusieurs décennies. Face à cette situation délicate, la Guinée a officiellement demandé des explications détaillées à Bruxelles et a appelé à une « solution diplomatique rapide et respectueuse du droit international » pour résoudre cette crise.

Cet incident pourrait avoir des répercussions sur les relations entre les deux pays, et la Guinée attend avec impatience une réponse de la Belgique pour clarifier les circonstances de cette arrestation et trouver un terrain d’entente.

NV Ministère des Affaires Etrangères de Belgique